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Bienvenue à tous, ce site comme vous pouvez le constater décrit les principes fondamentaux de l'islam et en particulier du chiisme. Un site qui se voit comme un lieu d'échange d'informations dans l'intention de faire partager ce qu'est réellement le chiisme à partir de sources fiables et non de rumeurs malhonnete comme en circulent tellement sur internet.

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Vue d'ensemble

 
Vue d'ensemble
 

Les musulmans chiites pensent que des personnes choisies parmi la famille du Prophète Mohamed  pslf (les Imams) étaient la meilleure source de connaissance à propos du Coran, de l'islam, de l'émulation (les guides de l'islam après le Prophète pslf et les protecteurs les plus fervents de la sunnah (tradition) de l'Envoyé pslf.

En particulier, les musulmans chiites reconnaissent la succession du prophète par Ali (le cousin et beau-fils du Prophète pslf, premier homme à accepter l'islam "après Khadija" et aussi le chef de l'Ahl al-Bayt ou « gens de la maison [du prophète] »).
Au contraire, les musulmans sunnites reconnaissent le califat. Les chiites croient que Ali a été désigné comme successeur du prophète pslf par lui-même en de nombreuses occasions, et qu'il est donc le dirigeant de droit de la foi musulmane, suivant en cela les voeux du prophète.

Cette différence entre la reconnaissance du pouvoir de l'Ahl al-Bayt (la famille du Prophète Mohamed pslf) ou du calife Abou Bakr a modelé les doctrines chiites et non chiites à propos du Coran, des hadiths et d'autres points. Par exemple, la collection des hadith reconnus par les chiites se base sur des narrations faites par l'Ahl al-Bayt alors que les hadiths de narrateurs ne faisant pas partie de la famille du Prophète pslf ne sont pas inclus (ceux de Abu Huraira par exemple).
En dehors des considérations sur le califat, les chiites reconnaissent l'autorité de l'Imam (aussi appelé Khalifa Ilahi) en tant qu'autorité religieuse, bien que les différentes branches de l'islam chiite ne sont pas d'accord sur la succession de cet Imam et de son successeur (les duodécimains, ismaéliens ou Zaydites par exemple).
 

Origine du shiisme
 

 
Étymologiquement, le terme chiisme vient de shî'at 'alî, le parti de `Ali. À la mort du Prophète pslf en 632 la question de sa succession fut à l'origine du premier grand schisme de l'islam. Ceux qui prirent le parti de `Ali, cousin et gendre de l'Envoyé pslf, estimaient qu'il était l'unique successeur légitime. 

Ce n'est qu'après la mort du troisième calife `Uthman que `Ali accédera à la tête de la communauté. Néanmoins son pouvoir sera sans cesse contesté par Mu'âwiyah Ibn abi Sufiân qui trahira son pacte avec Ali. Ce dernier sera assassiné en 661 pendant sa prière dans une mosquée par un kharidjite. Ses partisans reportèrent alors toutes leurs espérances sur ses fils l'imam Hassan, puis l'imam Hussein.
 

Ce dernier refuse le pouvoir omeyyade (de Mouaawiya) et constitue un bataillon pour une rébellion armée. Sa mort (son martyre, selon ses partisans) avec l'ensemble de sa famille et de ses partisans lors de la bataille de Kerbala, en 680, marquera le début de la rupture entre les chiites et ceux qu'on nommera plus tard les sunnites.
 

Le destin tragique d'Hussein secoue une partie de la conscience musulmane et provoque une détermination à combattre jusqu'au bout pour un idéal de pouvoir juste et respectueux des principes fondamentaux de l'islam. Le martyre devient un symbole de la lutte contre l'injustice. Le coeur du chiisme est dans ce massacre, d'où le culte des martyres. Hassan, l'autre petit-fils, ne cherche pas à prendre le pouvoir, ce qui affaiblit considérablement la révolte chiite sur le plan politique. Tous les descendants de Hussein vont avoir un destin tragique, tel que la prison sur ordre du khalife (ou calife).
 

Selon les chiites, la succession est héréditaire. Mais toutes les tendances ne sont pas d'accord sur la ligne de succession. Pour le courant actuellement majoritaire du chiisme duodécimain, le douzième successeur du Prophète pslf va parvenir à échapper à l'emprisonnement par voie surnaturelle et disparaît en 874 : c'est l'occultation. Ce phénomène surnaturel de l'occultation va permettre de mettre un terme à la question du pouvoir temporel, et donne une dimension eschatologique et religieuse très forte.
 

Les duodécimains admettent dorénavant passivement l'ordre politique car le douzième imam reviendra à la fin des temps et retrouvera son règne. En son attente, aucun pouvoir n'est vraiment légitime, mais le fidèle doit attendre le retour de l'Imam tout en faisant des efforts pour s'améliorer spirituellement.
 

On peut noter que la révolution iranienne de 1979 a en partie rompu avec cette attente en voulant mettre en place un régime religieux et politique juste avant le retour de l'imam, ce qui a été rejeté par certaines tendances théologiques du chiisme duodécimain.
 

Pour les chiites, les imams sont les guides, les mainteneurs du Livre. Leur légitimité n'est pas due à leur descendance charnelle du Prophète, mais à leur héritage spirituel, ils ont une connaissance par le coeur du Coran, en expliquant l'ésotérique (bâtin) aux fidèles.
 
Doctrines
 
Le chiisme reconnaît l'unicité divine, les textes sacrés du Coran, le prophète, les cinq obligations fondamentales, le jugement dernier et la résurrection.
Les chiites considèrent que le coran a un sens évident et un sens caché, et qu'une recherche ésotérique doit donc être menée sur ce texte. Les imams sont chargés d'enseigner cette gnose aux fidèles les plus dignes.
 

Cet élitisme fait du chiisme une religion moins égalitaire dans son fonctionnement que le sunnisme, en justifiant l'existence d'un clergé et de niveaux d'initiation qui ne sont pas forcément accessibles à tous les fidèles. Cette tendance est très développée chez les druzes, mais se retrouve aussi chez les duodécimains.
 

Les ismaelis ont un chef suprême reconnu, l'Aga Khan. Les Mustaliens obéissent à un da'i. Les duodécimains en reconnaissent plusieurs, appelés Ayatollah ou Marja: chaque fidèle peut choisir le sien, suivre ses enseignements et lui verser sa contribution (khoums et zakat).
 

Le chiisme accorde une importance particulière au culte des imams martyrs, Ali, Hassan et surtout Hossein, célébrés au  deuil des jours de Moharram.
 

 
Justice de Dieu
 
Les Chiites insistent sur la liberté de l'homme dans ses actes. Dieu ne peut agir que dans la justice, donc il y a une certaine rationalité de la création, donc l'homme est libre dans ses actions. 

Statut de l'Imam Chiite
 
Dieu ne peut admettre que les hommes aillent à leur perte, donc leur a envoyé les prophètes pour les guider. Mais la mort du Prophète Mohamed pslf met fin aux prophètes. Il faut un garant spirituel de la conduite des hommes, qui est une preuve de la véracité de la religion et qui dirige la communauté. L'imam : le guide. Il doit remplir un certain nombre de conditions : être instruit de la religion, être juste, exempt de défauts donc être le plus parfait de son temps.
 

À l'inverse des sunnites, les chiites exigent donc que la communauté musulmane soit dirigée uniquement par un descendant de la famille du  Prophète Mohamed pslf (Ahl al-Bayt).
 

La conception de l'imamat des chiites est foncièrement opposée à celle du califat admise par d'autres écoles musulmanes. L'imamat, incarnant à la fois le pouvoir temporel et spirituel et inauguré par Ali, est considéré comme la succession du cycle de la prophétie définitivement bouclé par le dernier prophète Mohamed pslf. L'imam, qui ne peut être qu'un descendant d'Ali, est vénéré comme le représentant infaillible de Dieu sur terre et le gardien du sens caché de la révélation.
 

L'imam tire son autorité de Dieu, il est donc infaillible. Depuis l'occultation du douzième imam, les hommes ne peuvent pas se réclamer d'une autre autorité et ils sont donc libres par rapport au pouvoir temporel en place. Il y a donc une séparation du spirituel et du temporel.
 

Les 'Uléma jouent un grand rôle dans la révolution. La doctrine n'est pas figée car le douzième imam est toujours vivant : malgré son absence corporelle il a les moyens de transmettre aux siens l'expression de sa volonté.
 

Divisions et sectes
 
Des divergences à propos de la succession de certains imams furent en grande partie à l'origine de l'éclatement du chiisme en d'innombrables groupes et sectes.
 

Cependant trois grandes tendances forment l'essentiel du monde chiite d'aujourd'hui : les Zaydites qui reconnaissent cinq imams, les imâmites ou duodécimains et les ismaéliens ou septimains, auxquelles il faut ajouter les chiites dits hétérodoxes comme les alaouites de Syrie, les alévis de Turquie et les druzes de Syrie, Palestine, Liban, Israel. Les Chiites proprement dits sont notamment les Duodécimains, majoritaire en Iraq et en Iran où il est religion d'Etat depuis la révolution islamique initiée par Khomeyni. Ces Duodécimains ne s'éloignent pas fondamentalement de l'orthodoxie islamique et ils ont été reconnus musulmans par l'Institut Al Azhar du Caire, la plus haute autorité sunnite du monde. Certains groupes, surtout les Alaouites de Syrie, les Alévis de Turquie et les Druzes de Syrie, Palestine, Liban, Israël se sont tellement éloignés des enseignements du Coran et des Hadiths (et on élaboré leurs propres doctrines) que les institutions orthodoxes se demandent si ces groupes peuvent encore être appelés musulmans.
 

 

 
Démographie du chiisme
 
Aujourd'hui, l'Iran est le grand centre du chiisme mais cette religion existe aussi ailleurs, elle n'est donc pas la version iranienne de l'Islam. Les chi'ites sont majoritaires en Iran, Bahreïn, Irak, et ils constituent une minorité dans une quinzaine d'autres pays.
 

Le chiisme duodécimain est la religion majoritaire en Iran et en Irak. On trouve aussi de fortes minorités duodécimaines en Inde et au Pakistan (environ 10% des musulmans), en Afghanistan, dans la péninsule arabe et au Liban; voir Khoja.
 
Les ismaïliens sont très dispersés. Leurs communautés d'origine sont au Pakistan et en Syrie, mais la plupart forment une diaspora, surtout dans les pays anglo-saxons.
 
Nizârites
 
Bohras
 
Les druzes vivent essentiellement au sud du mont Liban, au nord de la Palestine et en Israël sur le Golan, près du mont Hermon. Au Liban, le principal groupe politique druze est actuellement dirigé par Walid Joumblatt.
 
Les zaydites sont surtout présents au Yémen.
 
Les Alevi et alaouites qui sont 2 religions proche mais constituent 10 % de la population en Syrie pour les alaouites, ils sont présents en Turquie (estimation à 25 millions) pour les alevis, c'est aussi la religion majoritaire en Azerbaidjan et il ya quelques croyant en Afrique du nord et aux Balkans (surtout en Albanie pour les Bektachis). La famille du chef d'État syrien est alaouite.
 
 
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